Comment acquérir la richesse ? Comment faire un bon usage de l’avoir et du pouvoir que Dieu a daigné déposer dans nos mains en cette vie? Voilà des questions importantes auxquelles sont confrontés parfois les hommes et les femmes qui veulent marcher à la lumière de leur conscience ou à la lumière de l’évangile.
Frères et sœurs, en ce 25ème dimanche du Temps Ordinaire, la Parole de Dieu nous rejoint dans le concret de notre vie pour nous montrer comment acquérir la richesse et comment en faire un bon usage.
Commençons par un constat, il y a d’abord des gens qui sont riches par la naissance : ils n’ont pas souffert pour avoir leurs richesses, ils les ont hérité bien simplement d’un proche parent ou d’un ami. Il y en a ensuite qui sont nés pauvres mais qui sont devenus riches : Certains parmi eux ont eu des opportunités dans la vie et ils en ont profité. D’autres sont devenus riches au prix de mille et une économies et sacrifice. Enfin d’autres en versant non leur propre sueur mais celle de leurs frères et il semble qu’il y en a qui vont jusqu’à verser le sang de leurs proches pour être riche.
Voici l’histoire d’un homme qui a cherché à être riche. Il a d’abord nourri des ambitions pour des grandes études qui le conduiraient dans un des pays les plus riches du monde. Mais hélas, très vite, il connait des échecs scolaires. Après l’école, il entreprend de petites activités lucratives avec espoir qu’un miracle le rendant riche se produirait, mais à sa grande déception, le miracle ne se produit pas. C’est alors qu’il emprunte le chemin de l’aventure, une aventure qui le conduit au Nigéria où il passe sept (07) ans sans donner un signe de vie à sa famille. Un soir, un camion s’arrête devant la concession, Monsieur le chercheur d’argent débarque du camion avec une vache noire. Il se précipite dans la cour, se renseigne pour savoir si sa mère était toujours en vie. Il fait sortir sa maman, l’oblige à monter sur l’animal et fait trois tours de la cour. Trois mois plus tard, il revient très riche et en récompense, il aide sa mère à accomplir le hadj le pèlerinage. En retour du pèlerinage, un accident se produit et maman n’est plus. Je me garde de tirer des conclusions.
Frères et sœurs, un adage païen ne dit-il pas que la fin justifie les moyens, que pour être riche, on peut passer par tous les chemins ? Ce que dit cet adage est grave : La conscience qui est la lumière naturelle que Dieu a mise en nous, le désapprouve et la Parole de Dieu aussi le dénonce en des termes, on ne peut plus clairs en ce dimanche.
Dans la 1ère lecture de ce jour, le prophète Amos dénonce l’exploitation de l’homme par l’homme, des pauvres par les riches de son temps. Il dit : « Ecoutez ceci, vous qui écrasez le pauvre pour anéantir les humbles du pays, … vous dites… quand est-ce que nous pourrons diminuer les mesures, augmenter les prix, fausser les balances, acheter le malheureux pour un peu d’argent, le pauvre pour une paire de sandales ».
Frères et sœurs, ces paroles du prophète Amos datent de huit (08) siècles avant Jésus-Christ, mais comme le dit l’Ecclésiaste, rien de nouveau sous le soleil, le mal, l’injustice et la corruption que ce prophète dénonçait continuent d’être au cœur de nos vies. Allez-y au marché, donner l’impression que vous n’avez aucune idée sur le prix d’un article et écoutez les commerçants vous faire des propositions de prix….Vous serez surpris. Vous verrez le prix de l’article multiplié par deux, par trois ou même par quatre. Mais attention : de ce constat triste, nous pouvons être amenés à penser que ce message du prophète Amos ne s’adresse qu’aux commerçants et nous dire avec bonne conscience : ah le commerce, quel vilain métier, ah les commerçants véreux ! Ils ont toujours été comme ça depuis la nuit des temps. Il ne faut pas qu’on se leurre. Ce que le prophète dénonce ne concerne pas seulement le commerce mais tous les secteurs d’activités où il y a l’exploitation de l’homme par l’homme. Pour peu que nous acceptions avec humilité remarquer dans nos milieux de vie (en famille, à l’église et au service), nous verrons le mal, l’injustice que le prophète Amos ne peut taire. Dans bien des services du secteur privé, les employés sont exploités par leurs patrons. On recrute, on impose le travail mais quand vient la fin du mois, le chef ne dit rien, et c’est à peine si on le voit, et quand on le voit, il tourne en rond, toujours mine serré pour défier tous les ouvriers qui sont tentés de l’approcher pour revendiquer leur droit. Même chose dans les familles : les bonnes. Ce sont les filles à tout faire : elles se réveillent avant tout le monde et se couchent tard après tous les membres de la famille. Pour peu qu’elles rencontrent des difficultés avec les enfants, elles sont blâmées, méprisées, châtiées et ne sont pas rémunérées. Que dire ? C’est trop peu que de penser que cette lecture nous invite seulement à être la voix des sans voix pour dénoncer l’injustice dans la vie des autres, mieux que cela, elle nous invite à avoir de la sainte prudence dans nos relations à l’égard des plus pauvres, des plus faibles, à leur témoigner de la générosité à travers le partage des biens que nous avons acquis. Ce dernier aspect se trouve développé dans la Parabole de l’intendant fidèle que Jésus donne dans l’évangile.
Voici un homme, un économe qui n’a pas su gérer les biens qu’on lui a confiés. C’est l’heure de rendre compte. Il sait ce qui l’attend : il sera viré bientôt. Il prend conscience de ce qui l’attend après son licenciement : travailler la terre, il n’a plus la force, mendier, il aura honte. Il cherche comment se faire des amis qui pourront lui venir en aide pendant le chômage. Ce qui fait c’est grave, il ajoute à sa faute, à son péché en faisant des falsifications de pièces comptables. Il réduit la dette de tous ceux qui devaient à son patron et à la fin de la parabole Jésus affirme que le maître fait l’éloge de ce gérant trompeur, qu’il le félicite au lieu de le le blâmer. Que comprendre de cette parabole ?
Frères et sœurs, dans cette parabole, il est clair que ce n’est pas la malhonnêteté de ce gérant dont le maître a fait l’éloge. Jésus n’encourage pas la mauvaise gestion, encore moins la malversation. Il le fait savoir en termes clairs. Il dit : « celui qui est digne de confiance dans une toute petite affaire est digne de confiance aussi dans une grande ». Chrétiens, nous avons un témoignage à donner aux yeux du monde. Où que nous soyons, en matière de gestion, nous sommes appelés à combattre la corruption, l’escroquerie, le vol, le détournement des fonds publics, à être transparent, digne de confiance. Dans cette parabole, Jésus n’encourage pas non plus la recherche effrénée de l’argent. Il souligne que de même qu’aucun domestique ne peut servir équitablement deux maitres, de même personne ne peut servir à la fois Dieu et l’Argent. L’amour de l’argent rend esclave et aveugle… Esclave parce qu’on est occupé à courir après l’argent : on a mille francs, on cherche dix mille, on a dix mille, on n’est moins satisfait que lorsqu’on avait mille francs, on cherche cent mille, un millions, cent millions, un millard. Regardez ces grands qui détournent, ils ont tout ce qu’il leur faut mais l’argent ne suffit jamais il faut encore et pour cela on est prêt à voler, exploiter et même à verser le sang. L’amour exagéré de l’argent fait fuir de nos cœurs l’amour de Dieu et celui du prochain. Jésus le souligne clairement : il n’y a de compromis possible : ou bien Dieu ou bien Mammon, l’Argent.
Frères et sœurs, qu’est-ce que Jésus apprécie en ce gestionnaire si ce n’est ni sa malhonnêteté ni son amour pour l’argent ? A travers cette parabole,Comment acquérir la richesse ? Comment faire un bon usage de l’avoir et du pouvoir que Dieu a daigné déposer dans nos mains en cette vie? Voilà des questions importantes auxquelles sont confrontés parfois les hommes et les femmes qui veulent marcher à la lumière de leur conscience ou à la lumière de l’évangile.
Frères et sœurs, en ce 25ème dimanche du Temps Ordinaire, la Parole de Dieu nous rejoint dans le concret de notre vie pour nous montrer comment acquérir la richesse et comment en faire un bon usage.
Commençons par un constat, il y a d’abord des gens qui sont riches par la naissance : ils n’ont pas souffert pour avoir leurs richesses, ils les ont hérité bien simplement d’un proche parent ou d’un ami. Il y en a ensuite qui sont nés pauvres mais qui sont devenus riches : Certains parmi eux ont eu des opportunités dans la vie et ils en ont profité. D’autres sont devenus riches au prix de mille et une économies et sacrifice. Enfin d’autres en versant non leur propre sueur mais celle de leurs frères et il semble qu’il y en a qui vont jusqu’à verser le sang de leurs proches pour être riche.
Voici l’histoire d’un homme qui a cherché à être riche. Il a d’abord nourri des ambitions pour des grandes études qui le conduiraient dans un des pays les plus riches du monde. Mais hélas, très vite, il connait des échecs scolaires. Après l’école, il entreprend de petites activités lucratives avec espoir qu’un miracle le rendant riche se produirait, mais à sa grande déception, le miracle ne se produit pas. C’est alors qu’il emprunte le chemin de l’aventure, une aventure qui le conduit au Nigéria où il passe sept (07) ans sans donner un signe de vie à sa famille. Un soir, un camion s’arrête devant la concession, Monsieur le chercheur d’argent débarque du camion avec une vache noire. Il se précipite dans la cour, se renseigne pour savoir si sa mère était toujours en vie. Il fait sortir sa maman, l’oblige à monter sur l’animal et fait trois tours de la cour. Trois mois plus tard, il revient très riche et en récompense, il aide sa mère à accomplir le hadj le pèlerinage. En retour du pèlerinage, un accident se produit et maman n’est plus. Je me garde de tirer des conclusions.
Frères et sœurs, un adage païen ne dit-il pas que la fin justifie les moyens, que pour être riche, on peut passer par tous les chemins ? Ce que dit cet adage est grave : La conscience qui est la lumière naturelle que Dieu a mise en nous, le désapprouve et la Parole de Dieu aussi le dénonce en des termes, on ne peut plus clairs en ce dimanche.
Dans la 1ère lecture de ce jour, le prophète Amos dénonce l’exploitation de l’homme par l’homme, des pauvres par les riches de son temps. Il dit : « Ecoutez ceci, vous qui écrasez le pauvre pour anéantir les humbles du pays, … vous dites… quand est-ce que nous pourrons diminuer les mesures, augmenter les prix, fausser les balances, acheter le malheureux pour un peu d’argent, le pauvre pour une paire de sandales ».
Frères et sœurs, ces paroles du prophète Amos datent de huit (08) siècles avant Jésus-Christ, mais comme le dit l’Ecclésiaste, rien de nouveau sous le soleil, le mal, l’injustice et la corruption que ce prophète dénonçait continuent d’être au cœur de nos vies. Allez-y au marché, donner l’impression que vous n’avez aucune idée sur le prix d’un article et écoutez les commerçants vous faire des propositions de prix….Vous serez surpris. Vous verrez le prix de l’article multiplié par deux, par trois ou même par quatre. Mais attention : de ce constat triste, nous pouvons être amenés à penser que ce message du prophète Amos ne s’adresse qu’aux commerçants et nous dire avec bonne conscience : ah le commerce, quel vilain métier, ah les commerçants véreux ! Ils ont toujours été comme ça depuis la nuit des temps. Il ne faut pas qu’on se leurre. Ce que le prophète dénonce ne concerne pas seulement le commerce mais tous les secteurs d’activités où il y a l’exploitation de l’homme par l’homme. Pour peu que nous acceptions avec humilité remarquer dans nos milieux de vie (en famille, à l’église et au service), nous verrons le mal, l’injustice que le prophète Amos ne peut taire. Dans bien des services du secteur privé, les employés sont exploités par leurs patrons. On recrute, on impose le travail mais quand vient la fin du mois, le chef ne dit rien, et c’est à peine si on le voit, et quand on le voit, il tourne en rond, toujours mine serré pour défier tous les ouvriers qui sont tentés de l’approcher pour revendiquer leur droit. Même chose dans les familles : les bonnes. Ce sont les filles à tout faire : elles se réveillent avant tout le monde et se couchent tard après tous les membres de la famille. Pour peu qu’elles rencontrent des difficultés avec les enfants, elles sont blâmées, méprisées, châtiées et ne sont pas rémunérées. Que dire ? C’est trop peu que de penser que cette lecture nous invite seulement à être la voix des sans voix pour dénoncer l’injustice dans la vie des autres, mieux que cela, elle nous invite à avoir de la sainte prudence dans nos relations à l’égard des plus pauvres, des plus faibles, à leur témoigner de la générosité à travers le partage des biens que nous avons acquis. Ce dernier aspect se trouve développé dans la Parabole de l’intendant fidèle que Jésus donne dans l’évangile.
Voici un homme, un économe qui n’a pas su gérer les biens qu’on lui a confiés. C’est l’heure de rendre compte. Il sait ce qui l’attend : il sera viré bientôt. Il prend conscience de ce qui l’attend après son licenciement : travailler la terre, il n’a plus la force, mendier, il aura honte. Il cherche comment se faire des amis qui pourront lui venir en aide pendant le chômage. Ce qui fait c’est grave, il ajoute à sa faute, à son péché en faisant des falsifications de pièces comptables. Il réduit la dette de tous ceux qui devaient à son patron et à la fin de la parabole Jésus affirme que le maître fait l’éloge de ce gérant trompeur, qu’il le félicite au lieu de le le blâmer. Que comprendre de cette parabole ?
Frères et sœurs, dans cette parabole, il est clair que ce n’est pas la malhonnêteté de ce gérant dont le maître a fait l’éloge. Jésus n’encourage pas la mauvaise gestion, encore moins la malversation. Il le fait savoir en termes clairs. Il dit : « celui qui est digne de confiance dans une toute petite affaire est digne de confiance aussi dans une grande ». Chrétiens, nous avons un témoignage à donner aux yeux du monde. Où que nous soyons, en matière de gestion, nous sommes appelés à combattre la corruption, l’escroquerie, le vol, le détournement des fonds publics, à être transparent, digne de confiance. Dans cette parabole, Jésus n’encourage pas non plus la recherche effrénée de l’argent. Il souligne que de même qu’aucun domestique ne peut servir équitablement deux maitres, de même personne ne peut servir à la fois Dieu et l’Argent. L’amour de l’argent rend esclave et aveugle… Esclave parce qu’on est occupé à courir après l’argent : on a mille francs, on cherche dix mille, on a dix mille, on n’est moins satisfait que lorsqu’on avait mille francs, on cherche cent mille, un millions, cent millions, un millard. Regardez ces grands qui détournent, ils ont tout ce qu’il leur faut mais l’argent ne suffit jamais il faut encore et pour cela on est prêt à voler, exploiter et même à verser le sang. L’amour exagéré de l’argent fait fuir de nos cœurs l’amour de Dieu et celui du prochain. Jésus le souligne clairement : il n’y a de compromis possible : ou bien Dieu ou bien Mammon, l’Argent.
Frères et sœurs, qu’est-ce que Jésus apprécie en ce gestionnaire si ce n’est ni sa malhonnêteté ni son amour pour l’argent ? A travers cette parabole, C’est l’intelligence et l’ingéniosité de cet homme que le maitre fait l’éloge. Cet homme a su utiliser la richesse, l’argent dont il était en passe de perdre la gérance pour se faire des amis. Et Jésus nous donne ce conseil: « Faites-vous des amis avec l’argent trompeur, afin que le jour où il ne sera plus là, ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles ».
Frères et sœurs, à travers ce passage, Jésus nous montre une fois de plus que l’argent n’est pas mauvais en soi. Tout dépend de l’usage qu’on en fait. Après avoir gaspillé l’argent de son patron, le mauvais gérant a su bien jouer la dernière carte, en faisant de l’argent un moyen pour tisser de l’amitié. Jésus nous invite, nous qui sommes fils de lumière, à imiter ce bel exemple d’un fils de ce monde dans notre quête du royaume. Les richesses mises à notre dispositions sont des moyens qui peuvent nous aider à tisser de l’amitié avec les pauvres, les affamés, les malades, les laissés pour compte, ceux que Jésus dans les béatitudes désignent comme les citoyens du royaume des cieux. A travers ces pauvres, c’est Jésus lui-même que nous rencontrons, c’est lui que nous soutenons, c’est lui que nous soyons, c’est lui que nous visitons et soulageons.
Que l’Eucharistie de jour fasse de nous des témoins de l’évangile, qu’elle soutienne nos efforts sur le chemin de la justice, de la transparence et la charité. Que le Seigneur nous écoute et nous exauce !