De concert avec les anges, nous voulons Reine des cieux, célébrez par nos louanges, vos mérites glorieux

Frères et sœurs, aujourd’hui dans l’Eglise Catholique, chrétiens et chrétiennes, tous ceux qui se reconnaissent disciples du Christ, tous ceux qui sont frères de Jésus-Christ et frères en Jésus,  nous contemplons la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de notre Seigneur et notre Mère dans la gloire du ciel. Nous la contemplons et pleins de joie, nous exultons en reprenant son cantique pour chanter avec elle les merveilles que le Seigneur a accomplie pour elle, et partant pour l’Eglise et pour le genre humain : « Dieu s’est penché sur toi Marie, son humble servante, bienheureuse te diront tous les âges ».

Frères et sœurs, en écoutant la Parole de Dieu en cette solennité de l’Assomption, on voudrait peut-être voir l’évangile nous parler de l’Assomption de la Vierge Marie, comme à l’Ascension. A l’Ascension, Jésus donne rendez-vous à ses disciples sur la colline de Galilée et sous leurs yeux, il monte au ciel. Mais à l’Assomption, l’évangile qui nous est proposé est le récit de la visitation. Pourquoi ? La raison, je crois, nous la connaissons, tous : le but des évangiles, ce n’est pas de nous donner des récits nous permettant de connaitre Marie, mais plutôt son Fils. Mais en plus de cela, il nous faut reconnaitre une erreur que nous commettons quand nous parlons de l’Assomption et la corriger : Marie n’est pas montée au ciel. Si elle était montée au ciel, on parlerait de l’Ascension de la Vierge Marie. Mais on parle de l’Assomption. Qu’est-ce-que l’Assomption de la Vierge Marie ?

Prenons une comparaison, dans la vie courante, quand une personne devient une importante personnalité, nous constatons que les conditions de vie de ses parents proches (papa et maman) s’améliorent. Cette personne fera de son mieux pour construire une maison pour ses parents et leur offrir le nécessaire pour vivre dignement. Qui pourrait admettre que Jésus-Christ ressuscité et monté au ciel, laisse retourner à la poussière de la mort sa Mère, la très Sainte Vierge ? C’est vrai qu’il y a aussi des personnes qui durant leurs heures de gloire, oublient ceux qui les ont aidés, soutenus et vont jusqu’à oublier leurs proches parents, ceux qui leur ont donné la vie. Je ne voudrais juger personne mais je crois que ces gens ne méritent pas d’être imités. Jésus élevé dans la gloire du ciel à l’Ascension ne peut jamais oublier la Nouvelle Eve, celle qui, dès la naissance a été préservée de la tâche du péché originel, celle qui, généreusement l’a accueilli dans son sein, l’a mis au monde et dont le cœur maternel ne s’est jamais éloigné, depuis avant la crèche jusqu’aux pieds de la croix. A travers la solennité de l’Assomption, l’Eglise en pèlerinage tressaille d’allégresse avec l’Eglise du ciel, non pas parce que Marie est monté au ciel, mais parce qu’ayant accompli le cours de sa vie terrestre,  elle « a été élevée corps et âme dans la gloire du ciel, et exaltée par le Seigneur comme la Reine de l’univers ».

Frères et sœurs, en cette fête, la Parole de Dieu proposée à notre méditation au lieu de nous parler de gloire seulement commence par nous parler de combat.

Le livre de l’Apocalypse s’ouvre sur une lutte, un combat entre une femme extraordinaire, enceinte, et un dragon puissant. Cette femme nous rappelle à la fois l’Eglise et la Sainte Vierge Marie. La Sainte Vierge Marie et l’Eglise sont intimement liées. Marie fait partie de l’Eglise. Le dragon représente les puissances du mal en ce monde.

Frères et sœurs, les disciples du Christ en ce monde font face quotidiennement aux assauts de l’Ennemi. Nous avons d’une part les sectes, les mécréants, les terroristes qui nous menacent. Et d’autre part, nous avons Satan qui fait miroiter les biens, les plaisirs, les honneurs, le pouvoir terrestre afin de nous détourner de Dieu et de la vie éternelle. Allons croiser les bras pour les voir triompher ? Je crois que non. Jusque-là, « vous n’avez pas résisté jusqu’au sang dans votre lutte contre le péché » nous rappelait hier l’épitre aux hébreux. Oui, nous avons ici-bas sur la terre, un combat à mener contre Satan, ses suppôts et toutes les puissances du mal.

Frères et sœurs, la Bonne Nouvelle en cette fête de l’Assomption, c’est que nous ne sommes pas seuls dans ce combat. Il est vrai que dans la fête de l’Assomption nous reconnaissons que Marie est désormais entrée dans la gloire du ciel une fois pour toutes. Mais cela ne signifie pas qu’elle nous a abandonnés, cela ne signifie pas qu’elle s’est éloignée de nous. Marie ne s’est jamais éloignée de nous et elle ne s’éloignera jamais de nous. Dans la gloire du ciel, Marie intercède pour nous. Tous nos soucis, toutes peines, ne manquons pas de les lui confier, elle les porte devant le trône de la miséricorde infinie de son fils. Si seulement nous connaissions la valeur de la prière du Je vous salue.

Chaque fois que nous prions le  Je vous salue Marie, a dit un grand exorciste Satan tremble, il écume, il a des démangeaisons. Avec un seul Je vous salue Marie dit avec une foi ferme, on peut mettre en fuite l’esprit mauvais.

Il semble qu’il y avait d’un village, un homme qui aimait beaucoup prier le chapelet. Quand il partait au champ il murmurait son chapelet. Toute la journée quand il ne parle à quelqu’un, c’est la prière du chapelet qui est dans sa bouche. Voici qu’un jour cet homme tomba gravement malade. Toutes les tentatives de diagnostics se révèlent négatives. Les parents de l’homme malade insistèrent pour qu’ils aillent voir ailleurs parce qu’ils trouvaient que les médicaments ne pouvaient rien contre cette maladie. Comme l’homme avait perdu la lucidité, on l’emmena contre son gré chez un féticheur. Durant toute la séance, le féticheur était agité mais ne trouvait rien. A la fin féticheur, je n’ai jamais rencontré une difficulté devant un malade. Il y a des paroles que le malade prononce et qui chassent mes génies. Dites au malade de se taire, sinon il chasse mes génies, ils les tortures. Et quand un parent s’approcha des lèvres du malade, il entendit le malade qui murmurait : priez pour nous sainte Mère de Dieu, maintenant et à l’heure de notre mort l’homme malade récitait son chapelet.

Laissez-moi, vous le dire, personnellement dans ma vie vocationnelle, j’ai fait l’expérience de la puissance de l’intercession de Marie. Si je suis prêtre aujourd’hui, je crois que je le dois en partie à la prière de Marie. Le temps me manque ici pour vous donner le témoignage dans les détails. Ce qui est étonnant, c’est que les personnes qui sont hors de l’Eglise ont recours à la Vierge Marie. Combien de musulmanes n’ai-je pas rencontrées ici à la cathédrale qui reviennent bougies à la main à la grotte mariale i parce qu’elles reconnaissent que Marie a porté leur cause devant Dieu. Personnellement, j’en suis venu à me convaincre que certaines personnes de l’extérieur reconnaissent mieux la valeur de notre mère que nous même ?

L’évangile de ce jour nous montre Marie très proche de nous. Jadis elle a gravi la montagne de Judée, pour être proche de sa cousine Elisabeth, pour l’accompagner et la soutenir durant sa période de grossesse. Aujourd’hui Marie traversé toutes nos montagnes de difficultés pour nous rejoindre. Elle est plus proche de nous lorsque nous ressentons le poids de la vie et que nous regardons l’avenir avec peur, espérant contre espérance voir un signe de la providence. Comme il est beau de sentir sa présence. En fait, son secret, c’est qu’elle ne vient jamais seul. Elle vient toujours avec celui dont la seule présence peut faire tressaillir d’allégresse même celui qui n’est pas encore sorti des entrailles de sa mère : Jésus. C’est Jésus ressuscité d’entre les morts qui donnera l’assaut final contre les puissances du mal et la mort comme le dit la lettre aux Corinthiens.

Frères et sœurs, la plus grande Bonne Nouvelle en ce fête, c’est que nous sommes appelés à être dans la gloire du ciel comme Marie. Telle est Marie dans la gloire du ciel, tels aussi seront les fils et filles de Marie, les frères de Jésus que nous sommes. Mais à conditions que acceptions de suivre Marie, d’imiter ses vertus, de nous laisser conduire maintenant et à leur de notre mort.

Frères et sœurs, en cette fête de l’Assomption prions pour toutes les femmes : nos mamans, nos sœurs, nos amies. Pensons plus particulièrement à celles qui souffrent la haine, l’indifférence dans leurs foyers, à celles qui souffrent parce qu’elles sont en quêtes foyers ou de maternité, à celles qui souffrent parce que victimes de l’avortement. Confions à Marie afin qu’elle soutienne, les soulage et leur donne de partager dès ici-bas la joie de l’assomption. Que Notre Dame de l’Assomption nous guide jusqu’à la gloire du ciel ! Que Jésus-Christ, vous bénisse. Amen !