Messe pour la paix au BurkinaLes chrétiens catholiques de l’archidiocèse de Bobo-Dioulasso ont organisé une messe spéciale pour la paix au Burkina-Faso le mercredi 03 février 2016 à la cathédrale.  Présidée par l’archevêque Monseigneur Paul Ouédraogo, cette messe était bondée de monde au nombre duquel  les autorités de la région des Hauts-Bassins ainsi qu’une immense foule de fidèles catholiques.

Prier pour les personnes décédées suites à l’attaque de l’hôtel Splendide, de Capuccino le 15 janvier 2016,  de l’attaque de Tin à Kof, de Samoroguan, de la poudrière de Yimbdi sont entre autres les intentions de prière portées à la messe du mercredi 3 février 2016 célébrée par Monseigneur Paul Ouédraogo et de nombreux concélébrant  afin que Dieu les prennent en pitié et leur accorde sa miséricorde. Pour l’archevêque Paul Ouédraogo, « ces personnes défuntes étaient entrain de construire de la fraternité et l’amitié. Ils avaient beaucoup d’aides à porter aux burkinabè ».  C’est donc dans un cadre humanitaire qu’ils sont venus au Burkina-Faso. Tombées sous les balles des terroristes, leur mort a endeuillé tout le Burkina.  Monseigneur Paul Ouédraogo a fortement condamné cet acte terroriste. « C’est dommage que le mal a gagné certains cœurs » a-t-il déclaré. Malgré tout « le mal ne peut pas avoir le dernier mot » a-t-il ajouté. Il a tout de même recommandé à la prière des fidèles les terroristes afin qu’ils aient des cœurs plus humains.  « Ils ont perdu l’humanisme et ne reconnaissent pas en un autre homme un frère avec qui on doit bâtir un monde juste » a-t-il déclaré. Il a aussi demandé que Dieu consolide l’espérance dans les cœurs pour bâtir un monde plus fraternel et plus juste.

Monseigneur Paul Ouédraogo Il a exhorté les fidèles à ne pas se laisser abattre par le découragement car selon lui le mal ne peut pas avoir le dernier mot » a-t-il dit. Monseigneur n’a aucunement occulté les personnes blessées lors de l’attentat. Il leur a souhaité un prompt rétablissement et prié afin que les disparus de Djibo soient retrouvés sains et saufs.  Le secrétaire général assurant d’intérim  de la région des Hauts-Bassins, Bernard Béba s’est réjoui pour l’organisation de cette messe qui « permet aux familles éplorées à supporter ces douleurs et de confier à la miséricorde divine l’âme des défunts ». Cette messe a été également pour le Bernard Béba une aubaine pour prier pour la paix au Burkina-Faso.

Emmanuel Sombié